L’imprimerie BLG TOUL, s’est relevée et a réinvesti

photo reportage l'Est Republicain

Toul. Elle a connu des heures sombres. A même frôlé le pire. Au bord du gouffre dans les années 2000, entre plans sociaux, redressement judiciaire et plan de continuation, l’imprimerie BLG (Berger Levrault Graphique) est néanmoins, aujourd’hui, remise sur pied. En intégrant finalement le groupe STF, deuxième imprimeur français, la société touloise a en effet « sauvegardé de l’emploi, et retrouvé des fonds pour réinvestir et reconquérir des marchés », soulignait hier le responsable du site, Hadrien Miailhe, au préfet Philippe Mahé.

« Je suis venu ici pour mieux connaître cette entreprise, qui prouve qu’il est possible, avec beaucoup d’espoir et d’engagement, de réussir », précisait le haut fonctionnaire, qui a également pu échanger sur le thème de l’emploi avec le député de la circonscription Dominique Potier, tout en faisant le tour du propriétaire.

Il a ainsi constaté la répercussion des récents investissements réalisés pour le compte de BLG (15 M€ lors des trois dernières années) sur les outils de production, dont une toute nouvelle rotative, installée en mai. Ce qui permet aujourd’hui aux 115 salariés du site Toulois d’imprimer de nombreux magazines, catalogues et gratuits. Et de générer, sur 2015, un chiffre d’affaires de 22 M€.

L’emploi proprement dit ? Ici, Hadrien Miailhe n’a « pas de problème pour recruter. On passe souvent par des sociétés d’intérim, certains postes pouvant être convertis en CDI ».

Bien sûr, l’entrepreneur sent bien quelques épines dans le pied. Comme ces lois sur les retraites qui ne permettent de remplacer qu’un départ sur deux, ou les impératifs liés à la protection de l’environnement. Au 1er janvier 2017 par exemple, plus question d’utiliser ces films plastiques qui lui servent à conditionner les piles de magazines. « On va nous imposer des films biodégradables, plus chers, ce qui va donner lieu à une bataille des prix, avec les fournisseurs et avec nos clients… »

Malgré tout, l’avenir s’annonce plus serein. « On peut réussir en France dans l’industrie, mais cela passe par la robotisation, pour rivaliser avec nos concurrents européens. »

Pour les nouvelles embauches, le préfet Mahé le sait : il y a bien d’autres secteurs à pourvoir. Et, toujours et encore, l’apprentissage à valoriser.

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